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L’ego est l’ennemi

Dans L’ego est l’ennemie, Ryan Holiday explique que l’ego est un mode de pensée nocif et malsain de sa propre importance. Cette façon de penser déforme notre perception du monde et nous fait penser que nous sommes supérieurs aux autres et que tout tourne autour de nous.

L’auteur note que de nombreuses personnes qui réussissent sont réputées pour leur ambition égoïste, leur importance personnelle et leur vision du monde autocentrée.

La conséquence est que notre société a tendance à penser que l’ego est un ingrédient important au succès. Comme si les personnes qui avaient de l’ego accomplissaient plus de choses.

Ryand Holiday défend le contraire. Pour lui, l’ego mène plus souvent à l’échec et que ceux qui réussissent sont les personnes qui arrivent à contrôler leurs pulsions égoïstes.

Si l’ego est néfaste pour la réussite, c’est qu’il nous amène à surestimer nos propres compétences tout en sous-estimant les menaces et défis.

L’ego est également un grand frein aux connexions avec les autres. Quand il s’agit de diriger ou inspirer les autres, l’ego n’est certainement pas un allié.

Parfois même, l’ego peut mener à de mauvaises choses comme la dépendance, la dépression, la manie voir l’abus. De quoi détruire la carrière ou même la vie d’une personne.

Il finit par expliquer qu’il n’y a pas besoin d’être totalement égocentrique pour avoir de l’ego. Même de petits niveaux d’ego peuvent empêcher ou ralentir la voie vers la réussite.

La définition de l’ego selon Ryan Holiday

L’auteur utilise le terme «ego» de façon générale et non pas comme les psychiatres le définissent.

Par exemple, en psychiatrie, on décompose l’ego en trois éléments différents :

  • Le Ça, qui est la partie impulsive de nous qui répond aux désirs, aux peurs et aux pulsions de base.
  • Le Surmoi, est à l’opposée du Ça. Il contrecarre les pulsions du Ça par la morale et les attentes sociales.
  • Le Moi, est la partie au milieu. Il évalue l’entrée du Ça et du Surmoi, puis prend les décisions.

Les psychiatres considèrent une psyché saine comme celle où le Moi, contrôle fermement à la fois le Ça et le Surmoi. De sorte qu’une personne ne soit pas dépendante de ses impulsions primitives (du Ça) ou trop de règles (du Surmoi, qui conduit à des troubles compulsifs).

Ici, Ryan Holiday utilise le terme «ego» pour parler de notre part égocentrique.

Celle de nos instincts primitifs du «moi d’abord» et qui sont influencés par les peurs et les désirs.

Même si l’approche de Ryan Holiday par rapport à l’ego est différente de celle des psychiatres, ils s’accordent quand même sur un point : nous ne devons pas laisser notre partie primitive et instinctive contrôler nos pensées et nos actions.

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