Beaucoup de personnes ont une vision assez fataliste des startups, mais aussi de l’entrepreneuriat plus généralement.

Soit vous avez «ce truc», à savoir une bonne idée, le bon timing ou encore la chance. Et dans ce cas là vous réussirez. Soit vous ne réussissez et dans ce là c’est parce que tous les ingrédients n’étaient pas présent.

Autrement dit, en cas d’échec, vous n’êtes pas vraiment responsable.

La réalité c’est que ces ingrédients existent bel et bien, mais qu’en cas de réussite comme en cas d’échec, les fondateurs doivent prendre leur part de responsabilité.

L’origine du Lean Startup

Ce livre a émergé quand l’auteur, Eric Ries, s’est senti frustré de travailler très dur sur des produits qui n’obtenaient pas la réussite qu’il espérait.

En tant qu’ingénieur, il a souvent pensé que le problème venait des fonctionnalités ou problèmes techniques.

Mais le problème ne venait pas de là.

Le problème est tout simplement qu’il concevait des produits dont personne ne voulait.

Un jour, l’auteur s’intéressa à deux systèmes très connus : le Développement Client de Steve Blank et le système de production de Toyota.

Il décida d’appliquer ces deux systèmes à son entreprise IMVU et réussit à atteindre 50$ millions de chiffre d’affaire annuel en 2011.

Les cinq principes du Lean Startup

Les cinq grands concepts du Lean Startup sont :

1/ Les entrepreneurs sont partout.

La définition d’une startup selon Eric Ries est «une institution humaine conçue pour créer de nouveaux produits et services dans des conditions d’incertitude extrême».

Cette définition est donc assez inclusive puisqu’elle peut s’appliquer autant aux startups qu’aux grandes entreprises ou même aux gouvernements.

2/ L’entrepreneuriat est de la gestion.

La gestion est un terme assez mal perçu dans le milieu des startups. Pourtant, une startup a bien plus de chances de réussir en adoptant une approche centrée sur la gestion des risques plutôt que de fonder sa stratégie sur le «feeling».

3/ L’apprentissage validé.

Le travail d’une startup est d’apprendre le plus rapidement possible qui est son client et quel devrait être le produit qui répond à ses besoins. Cet apprentissage doit se faire de manière rigoureuse et scientifique.

4/ Respecter la boucle : Créer-Mesurer-Apprendre.

C’est une boucle à répéter sans cesse. Plus rapidement elle sera répétée, plus l’apprentissage sera riche et la progression rapide.

5/ Analyser l’innovation.

Encore une fois, il est essentiel de traiter l’apprentissage avec rigueur. Ce qui nécessite de suivre et d’analyser vos progrès et vos plans d’action.

Les startups ont besoin de gestion

Dans l’écosystème startup, la «gestion» est assez mal vue.

Comme si ce terme ne collait pas avec l’ADN d’une startup. Comme si la gestion étouffait nécessairement la créativité et l’innovation.

Mais sans gestion, c’est tout simplement le chaos. Et même si il peut en ressortir certaines choses positives, le chaos mène bien souvent à l’échec.

Donc les startups ont besoin de gestion pour réussir.

Mais elles ont aussi besoin d’une gestion qui colle avec l’ADN startup. Ça tombe bien, c’est ce que propose le Lean Startup.

Les startups ont besoin d’apprendre aussi vite que possible

Peu importe le nombre d’heures de travail, les milliers de lignes de codes, la beauté de l’interface ou encore la quantité de fonctionnalités.

Ce qui comptera, c’est si les clients sont prêt à payer.

Donc plutôt que de passer des mois dans un tunnel et se rendre compte à la sortie que ce qui a été créé n’intéresse personne, il va falloir appliquer la boucle Créer-Mesurer-Apprendre dès le départ et itérer le plus rapidement possible.

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